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Comment vérifier les autotests des salariés réalisés à domicile

Un employeur qui demande à ses salariés de réaliser un autotest antigénique à domicile a besoin d'un moyen d'établir que le test a bien eu lieu. Ce guide compare les cinq méthodes utilisées par les organisations, afin d'aider à choisir celle qui correspond au niveau de risque, au budget et au cadre juridique de l'organisation.

Exigences juridiques et organisationnelles applicables

Les règles varient selon les pays. Au Danemark, une loi de 2020 a autorisé les employeurs à tester leurs salariés et à recevoir les résultats. Aux Pays-Bas, les employeurs peuvent proposer des autotests mais non les imposer, et le résultat n'est partagé que sur la base du volontariat. En Norvège, les employeurs ne pouvaient pas exiger de voir un test. En France, l'employeur ne peut pas imposer un dépistage à ses salariés, et dans le cadre du pass sanitaire un autotest n'était pris en compte que s'il était supervisé par un professionnel de santé, en pharmacie ou lors d'une opération de dépistage organisée. En Allemagne, le résultat conditionnait les règles d'accès, et seuls les autotests supervisés comptaient. Quel que soit le dispositif que vous mettez en place, il doit reposer sur le volontariat là où la loi l'impose, et le salarié doit garder la maîtrise de qui voit son résultat.

Méthode 1 : le test auto-déclaré

Les salariés déclarent un test négatif sur un formulaire. Cette méthode n'entraîne aucun coût mais n'offre aucune vérification indépendante, et chaque pays qui y a eu recours à grande échelle a documenté de fausses déclarations. Elle ne convient que lorsque les conséquences d'une réponse erronée sont mineures.

Méthode 2 : la documentation photographique

Les salariés envoient une photo. Le service de santé irlandais l'acceptait pour les congés du personnel. Elle montre qu'une bandelette existe ; elle ne peut montrer ni qui s'est testé, ni quand, ni si la bandelette était bien la leur. Examiner les photos crée en outre du travail.

Méthode 3 : la supervision en visio

Une personne formée regarde chaque test en visioconférence. C'est ce que vendaient les services de tests pour les voyages en 2021-2022, et ce que les règles allemandes entendaient par autotest supervisé. Cela fonctionne, et cela coûte le temps d'une personne pour chaque test, ce qui exclut un usage quotidien à l'échelle d'un effectif.

Méthode 4 : le dépistage sur site

Les salariés sont testés sur leur lieu de travail par une infirmière ou un collègue formé. Cette méthode est entièrement vérifiable mais la plus coûteuse, et elle nécessite une présence sur site, ce qui n'est pas compatible avec un dépistage avant l'arrivée. Certains protocoles cliniques l'exigent encore.

Méthode 5 : la vérification des autotests à domicile

Les salariés se testent chez eux devant la caméra ; le logiciel vérifie la procédure, associe le dépistage au participant invité et délivre un justificatif de dépistage, sans superviseur. C'est l'approche utilisée par screenme.science. Le coût est calculé par test, le dispositif se prête à un usage quotidien sur plusieurs sites et le salarié garde la maîtrise de qui voit son résultat.

Choix d'une méthode adaptée

Lorsqu'une organisation doit savoir que la personne invitée s'est testée correctement à un moment connu, et que la supervision de chaque test n'est pas envisageable financièrement, seules les méthodes 4 et 5 répondent à cette exigence, et seule la méthode 5 fonctionne avant l'arrivée. Lorsque la loi du pays limite ce que l'employeur peut exiger, comme c'est le cas en France, la méthode 5 est aussi celle qui laisse au salarié la maîtrise du partage.

Points à prendre en compte pour la conception du programme

Le dépistage doit être proposé plutôt qu'imposé lorsqu'une obligation n'est pas permise : en France, l'employeur ne peut pas le rendre obligatoire. Les salariés peuvent choisir leur autotest en pharmacie, ou l'employeur peut en fournir un. Le dépistage doit avoir lieu avant la prise de poste plutôt qu'à l'entrée du site. Les justificatifs doivent être conservés pendant la durée d'audit et pas au-delà. La médecine du travail doit être associée dès le départ.